Carnet de bord : Stage impro 2

Olivier, Embarqué

Stage du 13 et 14 décembre

leranch

 

Cher carnet de bord,

Quand je te relis il y en a dans tous les sens.

Ce weekend c’était impro volume 2.

La dernière fois, on avait travaillé énormément de choses. On se dit : l’impro, c’est facile, il suffit de raconter les conneries qui me passent par la tête. Pas du tout les amis. Déjà il faut proposer vite une situation (être précis dans le personnage, la posture, la voix), puis et écouter ses partenaires. Il faut  savoir ne pas suivre le chemin initial si ça ne mène nulle part, proposer une ouverture quand c’est bloqué (parfois un nouveau personnage entre et propose un truc). Il faut le sens du timing, baby. La technique dite de l’accusation / contre-argumentation marche super bien (surtout avec Géraldine).

Pour ce volume 2, voici le cahier des charges : être plus précis dans les personnages et savoir retrouver les ingrédients d’une situation qui a fonctionné pour refaire l’impro. Et puis on est trop sympas entre nous, il n’y a pas assez de faux-semblants, de mensonges, de malentendus dans les situations. On n’est pas assez fous, non plus. Bref, on se croirait dans un weekend de scouts.

JOUR 1- Bossons sur des sujets intéressants autour de la famille. En vrac, on propose :

  • le jour où j’ai découvert que le père noël n’existait pas,
  • retrouvaille entre des gens après une grosse dispute,
  • il y a des poux dans la famille (et maman n’est pas super zen sur le sujet),
  • on prend de bonnes résolutions, mais on n’a pas du tout les mêmes,
  • les Deschiens ont un surdoué (et sa variante : il ne me ressemble pas du tout, à sa mère non plus d’ailleurs),
  • j’explique la sexualité à mon fils (ma fille)… sans avoir prévenu ma femme,
  • plusieurs familles dont les modes d’éducation divergent,
  • qu’est-ce qu’on va faire des parents quand ils seront vieux, ou morts d’ailleurs (ils sont là quand on en parle),
  • mon fils est ingénieur-tatoueur,
  • on fête les noces d’or des grands parents qui sont fâchés à mort et ne se parlent plus,
  • une nièce a eu son bac : qu’est-ce que tu vas faire ensuite (ingénieur tatoueur ?) ?
  • c’est le mouton noir de la famille,
  • ma mère alcoolique et dépressive (et/ou fêtarde invétérée) vit chez moi, à mes crochets et me donne des conseils sur ma façon de gérer ma vie,
  • ma fille fait son coming-out alors qu’elle doit se marier avec un fils de…

Ensuite, on crée des bandes annonces, parmi lesquelles une parodie d’Almodóvar : Pedro était une femme, mais c’était avant. Manuela, son frère, était un homme, plus maintenant. Leur mère, Lola, est une prostituée de luxe toxicomane et alcoolique. Rosa, l’assistante sociale et grande amis de Lola est également toxico. J’ai écrit  « Rosa est enceinte (des deux ?) », mais c’est une piste que nous avons abandonnée (dommage). A la fin, le frère et la sœur  partent chercher leurs pères avec Rosa et Lola. Je pense qu’on a bien rempli le cahier des charges.

opyju

JOUR 2- Précision

On n’est pas encore assez fous, il nous faut dépasser notre zone de confort, aller plus loin, nous mettre en danger, bordel. Tout est bien mais trop sage. Bordel. Par exemple, si on s’insulte, il faut le faire de façon plus corrosive, plus percutante, bordel de merde. Allez, banco, on a le droit de forcer le trait, on affinera après, à fond, lâchez-vous les gars.

Bim, s’ensuit une galerie d’émotions qui doivent aller à leur paroxysme (on se met dos au public, à l’annonce de l’émotion on se retourne face public en la faisant monter). Vous êtes le plus : fatigué, joyeux, stressé, déprimé, ennuyé, heureux, malheureux, ambitieux, excité, dédaigneux, fier, étonné, sexy, amoureux, souriant.

Ensuite,  on bosse des situations où deux (trois, quatre) personnages se croisent. Tout d’abord, chacun trouve un personnage (démarche), dit « je m’appelle… », puis précise son âge et ce qu’il aime ou déteste. Ça pose le truc quoi. La situation démarre : un fou et un informaticien (fou aussi), le professeur Eisenberg, qui aime les insectes et Eudes qui aime les pieds de chaise, une gamine de dix ans et une sportive…

On greffe ensuite les situations familiales par-dessus. Et paf, champagne, des fois ça marche du tonnerre :

Ma mère vit à la maison… : « j’ai travaillé deux mois pour vendre des glaces, c’était fatigant », « il est bien le clic-clac », « tu vois il faut que tu sortes plus ».

Que va devenir mon père… ? Il a deux filles : « j’aime les sous-vêtements » et « j’aime avoir des enfants ».

amal

14 heures. Je note : « plus fou ? Elle est marrante elle. Plus spontané, plus direct, sans filtre. Folie, folie, folie, débrancher. Chez moi ça infuse et à un moment je vais trouver une sorte de synthèse entre l’écoute, l’ouverture, la spontanéité, la précision et la folie. Pour le moment, je ne suis pas très content de mes propositions. Bordel. Ca patine. »

On fait un tour des fils rouges de chacun pour la journée :

  • être plus à l’écoute,
  • créer des ouvertures,
  • être plus fou (un fayot ça),
  • me calmer intérieurement,
  • gérer la pression du début (pense à ta prof de maths),
  • conserver le corps et la voix pendant toute la durée de l’impro,
  • être plus spontané dans les propositions,
  • garder le ressenti ( ?) := garder la sensation du personnage, ne pas se laisser happer par les propositions des partenaires.

16h : miracle. Arrive Jean-Michel, le mec « tranquille », qui discute avec sa sœur (Marie ?) à grandes claques dans le dos. Il me plait bien lui, à retravailler. C’est fatigant la vache.

On va pouvoir touiller tout ça et proposer un spectacle le 6 février. Ça m’inquiète un peu, entre nous, cher carnet de bord. Je te laisse, à bientôt.

 

Construction d’un Personnage par le Corps : Carnet de Bord

Extrait du carnet de bord d’un des embarqués

Objectif : création d’un spectacle à partir d’improvisation.

Jour 1

Exercices :
– les prénoms.
– Une partie du corps tiré par un fil.
– Vivre une expression corporelle. Ex : cœur léger, bouche bée, faire front, plein le dos, serrer les fesses.
Elle a les seins en avant, on peut lui faire confiance.
Sentir un appel du corps et le suivre, le nourrir, le faire grandir.
Elle avait un frère… Con comme un bouc.
Deux comédiens jouent le même personnage à deux âges différents.
La difficulté d’écouter les enfants, c’est qu’ils n’ont pas vécu grand chose.
Trouver un personnage an incarner pour demain. Plutôt de sa famille

Jour 2

Échauffement (main sur le front de l’autre puis les deux contre celles de l’autre)
Galerie de personnages
Rencontre de deux personnages :
Ça va ?
Ça va. Et toi ? Ça va ?
Ça va.
Incarner le personnage Choisi. Trouver la voix de son personnage en racontant son histoire.
Des fois il y a des choses simples à dire mais on sait pas les dire, alors on se tait. Et puis après on regrette mais c’est trop tard.
Philippe c’est un bon p’tit gars.

But évoqué : À terme, dialoguer avec son personnage.

Apprendre le plaisir de jouer

Olivier.


 

Nous proposons des stages de théâtre pour les adultes, une fois par mois, un rendez- vous qui ponctue l’année de moments intenses.
 
Afin d’allier à la fois la découverte et l’approfondissement de techniques de théâtre, ainsi que d’avoir le plaisir de revenir sur des pratiques et des textes pour pouvoir aller plus loin : nous proposons pour cette saison 2013/2014 trois cycles de trois stages autour du même thème.
12 participants maximum
 
Cycle 1 : Le clown de théâtre
 
Stage 1 ( 5 et 6 octobre):(re)découverte de son clown  techniques d’improvisation, travail des émotions par le corps et la voix
 
Stage 2 (9 et 10 novembre) : ce que mon clown a à dire, à faire, donner une vie à son clown, écriture d’un solo
Stage 3 (14 et 15 décembre) : mon clown dans la rencontre : création d’un duo-trio
 
À l’issue de ces trois stages, une confrontation avec un public aura lieu, sous une forme qui reste à inventer!
 
Cycle 2 : Corneille, auteur tragique, auteur comique
 
Mettre en bouche, mettre en scène le père du théâtre français qui n’a pas écrit que des tragédies…
Distribution et début d’apprentissage des rôles courant le mois de décembre

11/12 janvier, 8/9 février, 8/9 mars

Des représentations auront lieu à l’issu de ce travail

Cycle 3 :  Danser ses émotions 
 
A partir d’un travail corporel fondé sur la pleine conscience de soi ainsi que sur le laisser faire, on explorera la palette des émotions.
Dans un travail d’écoute de soi et des autres nous improviserons des danses qui expriment ces émotions. Au fur et à mesure et en prenant appui sur la musique, nous développerons et raconterons une histoire.
Enfin, nous créerons de courtes chorégraphies en solo ou à plusieurs.
 
12/13 avril, 16/17 mai, 14/15 juin 
photo hÉLÈNE copie
L’intervenante Yto Legout est metteur en scène, dans une démarche continue de recherche et d’exploration pour que jouer ait tout son sens, que ce soit un acte libérateur et joyeux pour le comédien. 
Toute personne, quel que soit son niveau d’expérience peut participer aux stages, l’accompagnement est individualisé.
Comédien débutant, en voie de professionnalisation ou professionnel vous partagerez ce que vous êtes chacun sur son propre chemin et avec les autres.
 

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Chaque stage dure 13h (samedi 13h/18h, dimanche 10h/18h) 
Tarifs : 75 euros le stage à l’unité
              210 euros le cycle de trois stages
              400 euros les deux cycles
              500 euros les trois cycles
 
-20% pour les étudiants, demandeurs d’emploi, intermittents
 
Il n’y aura pas de remboursement en cas d’absence, mais la possibilité de participer à un autre stage en cas de place disponible.
Vous pouvez demander à payer en plusieurs fois.
 
Le lieu :
La  maison du citoyen de Saint Herblain, une grande salle lumineuse, avec parquet, facilement accessible.
(parking, tram 1 Arrêt Romanet) 9 rue de Charente

Pour toute inscription, renseignement, merci de nous contacter par e-mail à ecoledesembarques@gmail.com ou bien par téléphone au 06 68 62 47 38.
 
 

Patchwork : Le Spectacle en images.

Patchwork : première!

Un spectacle réussi,

c’est surtout un spectacle qui réussit à toucher le public mais aussi les comédiens! Comme on peut le voir sur ces photos, ce n’est pas parce qu’on n’est pas sur scène que l’on ne prend pas plaisir à voir ce que les camarades font…

Tour à tour concentrés, lascifs, rêveurs, tracassés pendant le filage, les Embarqués nous offrent une vision de ce qui se passe normalement en coulisses, à l’abri des regards.

Maud est intensément intéressée!

Regardez à l’arrière-plan...

Sourire en regardant les collègues jouer.

Dans des conditions particulières (deux embarquées manquant à l’appel à leur grand désespoir) , sans estrade et très (très) près du public (30 cm!), les joyeux drilles s’en sont donné à coeur joie!

Hélène nous présente un personnage touchant, plein d’espoir mais aussi de désillusion alors que l’image de l’homme face à elle se fait plus nette… pas d’amertume mais beaucoup d’ironie dans cette scène.

Au fil des percussions, deux personnages (interprétés par Sylvie et Benjamin) se croisent. L’un se tient en retrait, l’autre va à la rencontre et cherche à instaurer un contact. Un tableau doux-amer.

Ce qu’on affectionne particulièrement  ce sont les moments de pure folie (douce) qui s’expriment ici lors d’un final flamboyant (la mise au point était rude!)…

Les corps se lâchent et deviennent instruments lors de la machine vocale de Stand by me (Ben E. King).

Merci pour ces beaux moments (sans ironie!) et on vous dit à très vite pour de nouvelles aventures! En attendant, nous vous invitons à flâner le long de la galerie images du spectacle.

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Et bien Dansez maintenant!

Rencontres dansantes.

Les Possibilités du corps.

« Je Sais Faire »…

Improvisation autour de ce que notre corps nous permet de faire, de manière instantanée ou en ayant travaillé un peu!